Alors voila un petit poème pour reprendre les choses de bonne main
Ici, sous le ciel noir, infini comme l'amour,
Je regarde les étoiles, immortelles et sacrées,
La lune triste et pale qui envie ta beauté
Pour disparaître attendra honteusement le jour.
Dans la nuit blanche qui tisse mon sommeil vide
Je cherche un rêve mais tu refuses d'y venir.
Mes chimères qui, dans les songes les plus morbides,
Prennent avec toi l'agréable goût du désir.
Tu es comme ces fruits vermeils aux délicieux airs
Dont j'imagine, d'impatience, la saveur.
Et l'irrésistible envie de goûter à leur chair
Me prend comme une cruelle et brutale douleur.
J'ai ce sentiment de t'avoir toujours connu
Toi, si loin, si présente et que je n'ai jamais vu,
Si sensible et habile à guérir mes blessures,
Infligera à mes lèvres la divine morsure
Alors en rêve je vois déjà ce jour trop court
Mais mon âme, mon futur sont comme le brouillard
Je ne peux y voir ni les formes ni les contours.
Et toi, brillante, tu éclaires ma vie comme un phare.