me revoila

Bon, me voila de retour aprés avoir abandonné pendant quelques temps mon blog (milles excuses au peu de personne qui le visite régulièrement) Et dorénavant je promet de publier régulièrement!

Alors voila un petit poème pour reprendre les choses de bonne main

Ici, sous le ciel noir, infini comme l'amour,
Je regarde les étoiles, immortelles et sacrées,
La lune triste et pale qui envie ta beauté
Pour disparaître attendra honteusement le jour.

Dans la nuit blanche qui tisse mon sommeil vide
Je cherche un rêve mais tu refuses d'y venir.
Mes chimères qui, dans les songes les plus morbides,
Prennent avec toi l'agréable goût du désir.

Tu es comme ces fruits vermeils aux délicieux airs
Dont j'imagine, d'impatience, la saveur.
Et l'irrésistible envie de goûter à leur chair
Me prend comme une cruelle et brutale douleur.

J'ai ce sentiment de t'avoir toujours connu
Toi, si loin, si présente et que je n'ai jamais vu,
Si sensible et habile à guérir mes blessures,
Infligera à mes lèvres la divine morsure

Alors en rêve je vois déjà ce jour trop court
Mais mon âme, mon futur sont comme le brouillard
Je ne peux y voir ni les formes ni les contours.
Et toi, brillante, tu éclaires ma vie comme un phare.

# Posté le mardi 25 avril 2006 14:12

ché pas!

Cher lecteurs (si peu nombreux lol) je sais bien que cela fait longtemp que je n'ai rien écrit içi.C'est probablement que je n'est pas le courage car les idées ne me manque pas, mais bon... Alors je vous met les paroles d'une chanson de Saez. Une chanson rare je crois car on le trouve pas dans ses albums. Voilà je vous laisse lire et méditer (biensur avec la musique c'est mieu mais bon.)

Il y a ton sourire qui s'élève
C'est comme une lueur d'espoir
Il y a l'ombre et la lumière
Au milieu notre trajectoire
Il fallait choisir une route
Alors on a choisi la pluie
Acide à s'en brûler le coeur
Pourvu que planent les esprits

Il y a tes yeux qui me tuent
Quand tu me dis que c'est fini
Il y a le vent de nos sanglots
Qui souffle pour une amnistie
Mais rien n'arrêtera la lutte
Rien ne séchera cette pluie
Non rien ne finira la chute
Rien ne finit l'infini

Rien ne desserrera nos mains
Rien n'éteindra l'éphémère
Nos forcerons, oui nous forcerons nos destins
Et puis nous perceront les mystères

Il y a les lois de l'empire
Et les trous noirs dans ma mémoire
Il y a le meilleur et puis le pire
Au milieu notre trajectoire
Combien tu vends ta liberté?
Dis, combien tu vends ta poésie?
Moi j'ai même vendu mon âme au diable...
Pour ton sourire...

Puisque tout est aléatoire dans le chaos des univers
Puisque insoluble est la réponse
Et puisque déjà me manque l'air
Mais qu'importe les directions
Jusqu'au delà de la limite
Tous les chemins mènent à tes yeux
Tous les chemins mènent à la fuite

Rien ne desserrera nos mains
Rien n'éteindra l'éphémère
Nos forcerons, oui nous forcerons nos destins
Et puis nous perceront les mystères
Rien ne desserrera ces poings
L'univers, l'univers...
Nous retrouverons nos chemins

# Posté le vendredi 02 décembre 2005 13:15

arrêt sur image

Ce matin, comme tous les matins, j'ai pris le metro, la routine en somme. c'est un endroit incroyable. Tous ces gens qui grouillent sur les quais, qui s'arretent, qui s'aglutinent pour monter dans la rame impatiente. Et qui une fois entrés se figent.C'est comme un arret sur image sur la vie. Et moi, moi je suis au milieu de ces gens tellement differents et tellement pareils à la fois. C'est une ambiance étrange. les gens restent là silencieux, les yeux dans le vide ou fixés sur leurs pensées.
A quoi peuvent bien penser ces gens? Peut etre à leur vie, à leurs problemes, à ce qu'il vont faire aujourd'hui, peut etre même à des choses irrévelables. C'est comme si la rame où je suis était une immense boite à secrets. Les regards se croisent et se fuient aussitot. Peut etre que quelqu'un est en train de penser exactement la même chose que moi ici dans cette rame, ou ailleur à l'autre bout du monde, qui sait? Moi je regarde tout ces gens en me demandant suis-je comme eux? suis-je tellement banal, tellement commun? quels sont mes points communs avec ces personnes à qui je n'ai jamais parlé et que pourtant je connais un peu maintenant?
Et puis je vois mon reflet dans la vitre que l'obscurité du tunnel transforme en miroir. Je me vois entouré de tous ces gens et j'ai l'air d'être comme eux, ni mieu ni moin bien. J'ai l'impression d'être aussi unique, aussi commun qu'eux.
La rame s'arrete, encore, je suis arrivé. Les gens descendent se bousculent marchent, courent. La vie reprend

# Posté le jeudi 03 novembre 2005 15:22

Modifié le vendredi 04 novembre 2005 12:15

N'est-ce pas céleste?

Voici une chanson de Saez que j'adore (parmis tant d'autre), j'en mettrai quelques une dans ce blog.

Céleste

Du céleste s'éteint ma bouche
Aller vers toi!
Du parfum le désir que j'aime.
T'étais là,
Seule au bord du ravin, tu me dis
"On y va?"
Toi contre moi,
Moi contre toi.

Dans la boîte d'ennui
C'est la soif qui a...
Faim dans le ventre grandit,
S'envisagent les seins;
Dans le cri de la nuit
Qui nous détruira, je n'ai peur de rien
Quand tu es là,
Moi je ne crains,

Rien que toi, rien que moi
Faits de fièvres et d'envie
Dans la suie on se noie
Assoiffés d'interdits;
Rien que toi rien que moi
Au sein de l'incendie
Je t'invite au combat et toi,
Tu me dis oui,
Aller viens...

Sur la piste décollent
Les chevaux enragés.
S'emballent et puis se collent
Les lèvres empoisonnées.
S'unissent les venins
Et nous ne faisons qu'un.
Vérités du sacré,
Tu me donnes la clef.

Rien que toi, rien que moi
Faits de fièvres et d'ennui
Dans la suie on se noie
Assoiffés d'interdits;
Rien que toi, rien que moi
Au sein de l'incendie
Je t'invite au combat
Et toi tu me dis oui
Allez viens...

A l'amour à la mort
Toi tu cherches le jour
A l'amour à la mort
Couteaux dans le velours

A l'anarchie des corps
Tu t'élèves et tu brûles
Tu gémis au secours
A la mort, à l'amour
A l'amour, à la mort
Toi tu cherches le jour
A l'amour à la mort
Couteaux dans le velours
A l'anarchie des corps
Tu t'élèves et tu brûles
Tu souris et tu cours
A la mort à l'amour


Mes passages préfèrés:

"Sur la piste décollent
Les chevaux enragés.
S'emballent et puis se collent
Les lèvres empoisonnées.
S'unissent les venins
Et nous ne faisons qu'un."

# Posté le dimanche 30 octobre 2005 11:08

Modifié le dimanche 30 octobre 2005 11:52

Saez

Saez
Voila Saez un chanteur de grand talent et pour qui j'ai un profond respect car il écrit ses propres textes. textes poétiques, violents, simples, beau sur une voix passionée, émouvante, pleine d'émotions. Il est un provocateur torturé, romantique hanté par la mort, portrait crashé d'une jeunesse sans repère, abîmée, immolée sur l'autel de l'uniformisation. Enfin c'est un artiste dans lequel je me reconnais.

PS: Merci Agathe de m'avoir fais decouvrir ce génie

# Posté le dimanche 30 octobre 2005 11:00

Modifié le dimanche 30 octobre 2005 11:11